Le gouvernement interdit la circulation des personnes et décrète l’état de calamité

Le gouvernement a décrété jeudi (26.08) l’état de catastrophe dans le pays en raison de la troisième vague de la pandémie de Covid-19 qui connaît une « évolution dramatique », selon le décret présidentiel.

Selon le décret présidentiel publié hier , l’état de calamité publique dans le pays commence à 00h00 ce vendredi 27 et s’étend sur quinze jours.
« Sauf pour des questions d’urgence sanitaire ou pour des voyages à l’étranger par voie aérienne, maritime ou terrestre, la circulation des personnes dans les rues et sur les voies publiques n’est autorisée que de 05h00 à 19h59.

La circulation des personnes dans la situation de voyage susmentionnée n’est autorisée que sur présentation d’un certificat de test moléculaire par RT-PCR négatif pour le virus SRAS-CoV-2, délivré par un laboratoire accrédité », indique le décret présidentiel dont bissauactu a eu copie.

Les personnes vivant à Bissau, Safim et Prábis ne peuvent pas se déplacer en dehors de la zone géographique qui couvre, ensemble, le secteur autonome de Bissau, les secteurs de Safim et de Prabis. Et, selon le gouvernement, les personnes qui résident habituellement dans les régions ne peuvent pas circuler en dehors des zones géographiques des régions respectives.

Cette disposition ne s’applique pas aux fonctionnaires et aux travailleurs affectés à divers services publics, tels que la santé publique, la défense et la sécurité, les ports et l’aéroport, les banques, les douanes, les médias, entre autres.

Paiement des amendes

Selon le même décret, les personnes qui enfreignent ces mesures devront payer une amende de cinq mille francs CFA. Dans les transports publics, la circulation des passagers est conditionnée à l’utilisation obligatoire de masques et, en cas de violation de la mesure, l’usager devra payer mille francs CFA.

Le Gouvernement détermine que les services publics et privés doivent exempter de leurs fonctions les employés et les travailleurs non essentiels, en sauvegardant leur statut d’emploi et tous les droits inhérents. Ceux qui ne sont pas exemptés doivent être accrédités par le ministère de l’Intérieur pour l’ordre public.

Le décret aggrave, mais maintient aussi plusieurs mesures qui étaient déjà en vigueur dans le cadre de l’état d’alerte, prolongé le 25 juin. Le gouvernement guinéen a justifié cette mesure par l’évolution de la pandémie sur la quasi-totalité du territoire national.

Le gouvernement suit la recommandation

En début de semaine, le Haut Commissariat pour Covid-19 avait recommandé au gouvernement d’imposer un couvre-feu dans la capitale bissauguinéenne et autour de l’assainissement dans les régions du pays.

Pour la deuxième semaine consécutive, le pays a enregistré un nombre record de nouveaux cas et de décès dus à la maladie. Au cours de la semaine du 16 au 22 août, 395 nouveaux cas d’infection par le nouveau coronavirus et 13 décès ont été enregistrés. En d’autres termes, en un seul mois, on a recensé environ 1500 nouveaux cas d’infection, ce qui correspond à 27% de tous les cas de Covid-19 dans le pays depuis le début de la pandémie.

Au cours de cette même période, 30 bissauguinéens au total sont morts de Covid-19, ce qui représente 33 % de tous les décès depuis le début de la pandémie en mars 2020. Le taux de positivité a également triplé en l’espace de trois semaines, passant de 5,3 % à 15,1 %, selon les données publiées par le gouvernement bissauguinéen, qui juge l’évolution dramatique.

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