LUTTE CONTRE LE TRAVAIL DES ENFANTS : La réunion ministérielle du CPLP approuve le plan de lutte sans le ministre du Travail de la Guinée-Bissau

Où se trouve le ministre du Travail de la Guinée-Bissau. Son absence à la XIVe réunion des ministres du Travail et de la Sécurité sociale, qui s’est tenue aujourd’hui par vidéoconférence sur le travail des enfants inquiète.

La réunion, qui s’est tenue sous la présidence du Cap-Vert et à laquelle ont participé la quasi-totalité des neuf pays qui composent la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), avait pour thème « Covid-19 et le monde du travail » et a permis d’aborder et de convenir de positions pour combattre les effets dévastateurs de la pandémie dans le monde du travail.

A cette occasion, il a été recommandé le renforcement des stratégies nationales de réduction de la pauvreté et approuvé le plan de travail pour lutter contre le travail des enfants 2021-2025. Selon la ministre de la Justice et du Travail du Cap-Vert, Janine Lélis, tous les pays ont eu l’occasion, à partir de leurs interventions, de décrire leurs politiques, les mesures qu’ils ont prises pour protéger les revenus des ménages, les emplois et la santé des personnes.

« Il résulte unanime que nous devons tous étendre de plus en plus les planchers de la protection sociale afin que nos pays, notre communauté puissent répondre de la meilleure façon aux défis, maintenant plus expressifs à cause du Covid-19, et à cause de ce que le covid-19 a apporté au monde du travail », a-t-il expliqué.

Absence de la Guinée-Bissau
Parmi les recommandations contenues dans une déclaration finale, le représentant capverdien a mis l’accent sur le renforcement des stratégies nationales pour le développement de mesures de réduction de la pauvreté, la promotion de politiques sociales et de politiques actives de l’emploi. Le plan de travail pour combattre le travail des enfants 2021-2025, comme elle l’a expliqué, a été approuvé comme un moyen de promouvoir l’engagement de tous les pays de la communauté dans la lutte contre le travail des enfants, conformément à ce qu’il est nécessaire de faire, en tenant compte des Objectifs de développement durable (ODD) et de l’engagement que tous ont par rapport à l’OIT.

D’autres recommandations vont également dans le sens d’un renforcement de la coopération et de la concertation politico-diplomatique, du développement d’actions de coopération technique entre pays, et le Secrétariat technique permanent a été chargé d’évaluer la possibilité de réactiver un centre d’information sur la protection sociale.

« Il a été compris ici que nous avons de bonnes pratiques à partager et qu’il serait très bien de créer un centre d’information, afin que tout le monde puisse avoir, en même temps, un niveau d’information sur les mesures qui sont en train d’être développées dans les différents pays de la communauté afin que nous puissions, de cette façon, échanger des informations et partager des données, faire mieux en faveur de nos populations », a-t-il dit.

Le secrétariat technique a également été chargé de créer un groupe de travail pour promouvoir la réflexion sur le Conseil économique et social de la CPLP, une entité qui, selon Janine Lélis, peut être d’une « grande valeur » dans la mesure où elle peut servir de forum de consultation sociale au niveau communautaire. « Ce sera un partenaire social pour nous aider dans ce qui serait la définition des meilleures politiques publiques dans ce sens », a-t-il dit, indiquant également qu’il y avait un consensus sur la nécessité de ratifier la convention multilatérale de sécurité sociale de la CPLP, un projet qui existe depuis un certain temps, et dont la ratification est nécessaire pour son applicabilité.

Du côté du Cap-Vert, qui assure la présidence de la CPLP, ont participé, outre la ministre de la Justice et du Travail, Janine Lélis, le ministre de la Santé et de la Sécurité sociale, Arlindo do Rosario.

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