SOLIDARITÉ AVEC LE BARREAU : Le PAIGC demande la restitution du siège de l’Ordre des avocats

Le PAIGC accuse le Président Umaro Sissoco Embaló de « violer de manière flagrante la liberté et les garanties des citoyens et des institutions ».

Dans une déclaration, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) se dit préoccupé par « les incidents qui se sont produits récemment dans le pays et qui ont violé de manière flagrante les droits, les libertés et les garanties des citoyens et des institutions, à travers l’un de ses piliers essentiels, le libre exercice de la profession d’avocat ».

Le tribunal régional de Bissau a ordonné mercredi 18 février le retour du siège de l’Ordre des avocats. La Présidence guinéenne en avait déjà été saisie et avait invoqué des questions de sécurité pour le chef de l’État, Umaro Sissoco Embaló, comme raison de cette décision.

Le président du Barreau de Guinée-Bissau, Basílio Sanca a annoncé le 8 février que le siège avait été cadenassé par des éléments du Président de la République, un jour après la fin du délai imparti pour quitter les lieux. L’ordre avait indiqué qu’il ne quitterait pas le bâtiment que lui avait donné l’État guinéen en 2000.

Le plus grand parti du pays, actuellement dans l’opposition a déclaré qu’il se joignait à la vague de solidarité, au niveau national et international, « exigeant, en même temps et en vertu de la législation existante, le retour de la possession et le plein respect de la récente décision des tribunaux, concernant le conflit qui oppose le Barreau et la Présidence de la République », peut-on lire dans la déclaration.

Le PAIGC a également appelé tous les acteurs politiques et sociaux et les organes souverains à « respecter les lois comme moyen d’exprimer leur loyauté et leur fidélité à la Constitution de la République, pilier de notre régime démocratique ».

L’analyste Luis Vaz Martins a déclaré à DW Africa qu’il doutait que le Président Umaro Sissoco Embaló tienne compte de l’ordonnance du tribunal.

« Je ne pense pas qu’il [le Président de la République] soit une personne avec une culture de respect des règles préétablies, et encore moins de respect de la souveraineté des tribunaux », a commenté l’expert juridique.
Source: DW

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