Nuage de poussière en Guinée Bissau : l’Institut national de météorologie conseille les populations à porter des masques

L’Institut national de météorologie de Guinée-Bissau a confirmé l’invasion d’un nuage de « poussière de godzilla » dans le ciel de Guinée-Bissau, en provenance du désert du Sahara, en particulier celui qui a été enregistré ces jours-ci à Bissau. Il conseille aux citoyens de porter des masques faciaux pour se protéger du nuage qui, selon lui, est « une menace pour la santé », en particulier pour les asthmatiques et les personnes souffrant de problèmes respiratoires.

L’invasion de poussière a été confirmée par le point focal des prévisions saisonnières de l’Institut national de météorologie, Cherno Mendes, dans une interview téléphonique au journal privée  O Democrat ce vendredi matin, dans laquelle il a expliqué que le nuage de poussière se déplace du Sahara vers les Amériques après avoir traversé l’Atlantique dans un voyage de plus de dix mille kilomètres.

« Cette masse est le phénomène naturel, d’air sec chargé de particules de sable qui se forme au-dessus du désert du Sahara à la fin du printemps, en été et au début de l’automne dans l’hémisphère nord. Il se déplace généralement vers l’ouest au-dessus de l’océan Atlantique tous les trois à cinq jours », a déclaré le météorologue bissauguinéen.

L’expert a averti que si la poussière persiste plus longtemps, la Guinée-Bissau peut s’attendre à une « grosse baisse » de la production agricole, en particulier dans les vergers de cajous. Interrogé sur les mesures que la population devrait prendre pour se protéger, M. Cherno Mendes a répondu qu’en général, il sera difficile de déterminer des mesures, car il s’agit d’un phénomène naturel.

Toutefois, en ce qui concerne la santé, il a recommandé l’utilisation permanente de masques faciaux lorsque l’atmosphère est couverte de poussière, en particulier pour les personnes souffrant d’asthme et de problèmes respiratoires. Concernant les cultures dans les champs agricoles, il a noté avec appréhension les pertes possibles, au niveau de la production, si la poussière persiste.

Cherno Mendes a clairement indiqué qu’il sera difficile de prévoir les effets de cette « masse sèche » sur les cultures, car les cultures ne sont pas des êtres humains et il sera donc difficile de les protéger contre le phénomène. « Cette poussière quitte le Sahara et se déplace vers d’autres parties du monde avec le renforcement du vent, qui est difficile à arrêter et qui frappe maintenant notre région avec intensité », a-t-il dit.

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