Guinée-Bissau : l’audition de l’ex Directeur de l’immigration et du service des frontières reportée demain

L’audition de l’ancien directeur de service l’immigration, et des frontières, le colonel Alassana Djaló, qui était prévue ce lundi, a été reportée à demain, mardi 15 septembre, au tribunal pénal du parquet général. L’officier supérieur du ministère de l’intérieur, qui appartient aux structures du commandement de la garde nationale, a été arrêté vendredi dernier dans une affaire en cours d’instruction par la police judiciaire (PJ) liée au trafic de drogue.

Selon la PJ, le colonel Alassana Djaló, a ordonné le 14 mars dernier le retrait de 83 capsules de drogue saisies par des agents de la brigade anti-drogue de cette corporation de police judiciaire à l’aéroport international Osvaldo Vieira, des mains du luso-bissauguinéen Aliu Baldé, qui se rendait à Lisbonne.

Après son arrestation vendredi, le ministère de l’Intérieur a publié un arrêté daté du 11 du mois en cours annonçant la suspension du colonel Alassana Djaló de ses fonctions de directeur des services de l’immigration et des frontières, mais au motif que le ministre a l’intention de donner plus d’élan à la direction générale de l’immigration et des frontières.

La Police Judiciaire a présenté aujourd’hui, vers 15 heures, le Colonel Alassana Djaló au Juge d’Instruction Criminelle du Ministère Public, pour la mise en place de la détention préventive. Cependant, selon les informations trouvées sur place, le juge est arrivé en retard au tribunal avec le suspect, ce qui a pu motiver le report de l’audience, car il n’y avait pas assez de temps pour son audience et, par conséquent, l’audience a été reportée à demain matin.

Bissauactu a essayé d’entendre en contact avec l’avocat du suspect, Carlitos Djedju, mais n’a fait aucune déclaration à la presse.

Cependant, des voix se sont fait entendre de la part de membres de la famille qui protestaient contre l’attitude de la PJ en raison du retard dans la présentation du suspect au juge.

« Alassana est malade ! Elle souffre de diabète et ne peut être traitée de cette manière », ont protesté les voix de parents et de connaissances, présents dans la cour des locaux du tribunal correctionnel.

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