LES SYNDICATS EXIGENT QUE LE SALAIRE MINIMUM DANS LA FONCTION PUBLIQUE SOIT FIXÉ À CENT MILLE FRANCS CFA

Le secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs guinéens (UNTG), Júlio Mendonça, a exigé ce vendredi 11 septembre 2020, la définition du salaire minimum national dans la fonction publique à 100 (cent) mille cfa et la révocation immédiate de toutes les nominations faites sans appel d’offres, à partir de juillet 2019, dans tous les ministères et secrétariats d’État, entreprises publiques et instituts publics.

Ces revendications sont reprises dans les résolutions des deux centrales syndicales, suite à la réunion tenue le 3 septembre avec les associations affiliées, dans lesquelles elles demandent la création de conditions financières et le renforcement de la capacité d’intervention de la commission technique ad hoc, créée pour contrôler et vérifier le nombre exact d’employés dans la fonction publique, afin d’assurer une meilleure harmonisation des salaires dans l’administration publique.

Suite à ces revendications, les syndicalistes menacent de reprendre des grèves générales dans la fonction publique dans les 45 jours si le gouvernement ne se conforme pas aux demandes formulées.

Júlio Mendonça a souligné que le non-respect des lois est le facteur fondamental qui empêche le pays de se développer, puis a averti le gouvernement que la patience des syndicats s’épuise face au non-respect du protocole d’accord du 28 août 2019 et de l’addendum du 11 mars 2020.

L’UNTG et la CGSI ont révélé qu’elles avaient transmis au gouvernement, à l’Assemblée nationale populaire (ANP) et à la présidence de la République, les conclusions de la réunion du 3 de ce mois, entre les deux syndicats (Union nationale des travailleurs de Guinée – UNTG, Confédération générale des syndicats indépendants – CGSI) et les organisations subsidiaires. L’objectif, selon Mendonça, était de les informer de l’existence, en tant qu’organismes chargés du contrôle des diplômes qu’ils ont eux-mêmes créés et assumés, et de tous les documents juridiques qui n’étaient pas appliqués.

Le syndicaliste a donc déclaré qu’il espérait que le président de la République, Úmaro Sissoco Embaló, continuerait à protéger les lois comme il l’avait promis peu après son entrée en fonction.

De même, les syndicats demandent la mise en place de tous les contractants et stagiaires ayant cinq ans ou plus de service dans toutes les institutions de l’administration publique.

Dans les résolutions publiées ce vendredi, les deux syndicats ont dénoncé que les travailleurs du secteur privé ne bénéficiaient d’aucune protection, en temps de pandémie, de la part de l’Institut national de la sécurité sociale, « contrairement à la loi 5/86 et à l’article 120 du droit général du travail », qui impose à cette institution « l’obligation d’assurer le paiement, en partie, des salaires des travailleurs qui restent non rémunérés, en raison de la situation de force majeure.

Júlio Mendonça a accusé le gouvernement de n’avoir pris aucune mesure à cet égard.

 

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