Président de la Cour des comptes :  » plus de dix milliards de franc cfa des recettes de fonds publics non justifiés « .

Le Président de la Cour des comptes (CT), Dionísio Cabi, a révélé ce mercredi 26 août 2020 que la valeur des recettes provenant de fonds publics non justifiés par des entités publiques est de dix-huit milliards quatre cent soixante-quatorze millions quatre cent soixante et un mille quatre (18 474 461 004) francs CFA.

Dionísio Cabi, qui s’exprimait au moment de la remise des rapports d’audit au Premier ministre, a assuré que les contrôles effectués permettaient à son institution de mettre en évidence les causes qui contribuent à la mauvaise gestion des affaires publiques, notamment le manque d’instruments juridiques qui guident les actions des entités contrôlées, le déficit du système de contrôle interne au niveau administratif et financier, le manque d’application des règles comptables qui régissent la perception des recettes et le non-respect des procédures de décaissement pour la réalisation des dépenses publiques.

Dionísio Cabi estime que les constatations et les conclusions, ainsi que les recommandations émises dans le cadre de l’audit, peuvent contribuer de manière décisive à améliorer la gestion des entités publiques, soulignant qu’au vu des résultats constatés ainsi que de ceux non justifiés dans les audits, il est nécessaire que le chef du gouvernement « adopte des mesures urgentes » et qu’elles sont nécessaires pour minimiser l’impact du désordre, principalement de nature financière, déclarant qu’un pays comme la Guinée-Bissau, qui bénéficie largement d’un soutien extérieur, ne devrait pas se permettre d’encourager la pratique de la corruption, principalement de nature financière et dans les secteurs sensibles de l’administration, à savoir les secteurs sociaux et économiques.

 

Dionísio Cabi a déclaré que la corruption de nature économique, qui ravage le pays au quotidien, est quelque peu inquiétante et qu’il faut en démontrer les preuves, en discuter, afin de proposer des solutions au phénomène. Il a affirmé qu’il n’y a pas de sujet plus controversé et plus actuel que la corruption, mais compte tenu de la situation politique délicate du pays, « nous ne préconisons pas la position musclée, mais il faut prendre des mesures urgentes pour contenir le phénomène ».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *