100 JOURS À LA TÊTE DE LA GUINÉE-BISSAU: Umaro Sissoco Embalo à coeur ouvert

Face à la presse après cent jours passés à la tête de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embalo a abordé tous les sujets relatifs à la bonne marche de la Guinée-Bissau. De la sécurité à la pandémie du coronavirus, le nouvel homme fort de la Guinée-Bissau a parlé à coeur ouvert.

Le Président de la République, Úmaro Sissoco Embaló, a déclaré ce mardi 7 juillet 2020, que ce ne sont pas les Nations Unies, l’Union africaine ou la CEDEAO qui donne une légitimité au gouvernement en Guinée-Bissau mais le Parlement. Selon lui, il n’est plus possible de renverser le gouvernement actuel. Tout ce qu’il peut faire est d’apporter les changements proposés par le chef de l’exécutif, si le PAIGC et d’autres formations politiques veulent rejoindre le gouvernement.

M. Embaló a fait ces déclarations lors de la réunion tenue avec la presse pour faire le bilan de ses 100 jours à la tête du pays.

Il a assuré, à cette occasion, que les parlementaires ont pour mission de faire de la politique au Parlement en tant que représentants du peuple sans pour autant parler en mal du leader de l’Assemblée Populaire Nationale et encore moins du Président de la République.

Umaro Sissoco Embaló a déclaré que la Guinée-Bissau ne sera jamais la République des bananes. Il a informé que des personnes sont formées pour surveiller l’appareil de traque des terroristes ainsi que les individus qui disent du mal des gens et écrivent dans l’anonymat sur les réseaux sociaux.
Apres être reconnu par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) le 22 mai, Umaro Sissoco Embaló s’est dit préoccupé par le peuple bissauguinéen qui a voté pour lui pour diriger la nation, et non par la reconnaissance d’une organisation sous-régionale.

A son avis, il n’est pas un chef d’Etat à qui l’on donne des délais pour faire quelque chose, parce que la Guinée-Bissau est un pays comme un autre et qu’il n’existe pas de petit ou de grand pays. « Certaines personnes se promenaient protégées par l’ECOMIB, d’un côté à l’autre, et quand je suis arrivé au pouvoir, j’ai tout suspendu et l’ECOMIB a été mis hors service.

La sécurité des institutions de la République sera garantie par les forces nationales, et non par des forces étrangères. Nous banalisons notre pays au point que des ministres d’autres pays et le président de la Commission de la CEDEAO viennent ici pour manquer de respect à notre chef d’État, cela ne m’arrivera pas car je sais comment l’organisation fonctionne, sans aucun problème », a-t-il assuré.

Le Président de la République a déclaré que les événements en Guinée-Bissau sont inacceptables parce que l’ancien chef de l’Etat, José Mário Vaz, a été très passif, voire trop passif. Il a ajouté que la Guinée-Bissau ne se sentira plus jamais représentée à l’intérieur et à l’extérieur comme cette fois-ci pendant son mandat, en sortant les gens de leur enveloppe et en les mettant sur le chemin de l’ordre, de la discipline et du progrès, en luttant contre la corruption.

Interrogé sur l’utilisation du thé apporté de Madagascar pour lutter contre le Covid-19, Umaro Sissoco Embaló a déclaré que le Haut Commissariat à la lutte contre le Covid-19 est l’entité responsable du thé de Madagascar, mais a souligné que le thé a eu ses résultats positifs dans certains pays plus développés que la Guinée-Bissau, à savoir les Émirats arabes unis, certains pays d’Europe, d’Afrique, dont la Guinée-Bissau, par l’intermédiaire du médecin Tumane Baldé.

Toujours à propos de l’insistance du Conseil de sécurité des Nations unies sur la nomination d’un nouveau Premier ministre et la formation d’un nouveau gouvernement, conformément à la Constitution de la République et aux résultats des élections législatives du 10 mars 2019, M. Embaló a répondu que les résolutions sont retardées car il y a eu d’autres développements.

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