LE P5 EST PRÊT À AIDER À TROUVER UNE SOLUTION POLITIQUE EN GUINÉE-BISSAU

La Communauté Internationale regroupée au sein du P5 (Nations Unies, Union Africaine, CEDEAO, Union Européenne et CPLP), a exprimé sa volonté d’aider les acteurs politiques bissauguinéens à trouver une solution politique concernant la formation du nouveau gouvernement, dans le respect de la Constitution de la République et des résultats des élections législatives du 10 mars 2019.

L’intention du P5 a été exprimée ce jeudi 28 mai 2020 par Ovídeo Pequeno, porte-parole du groupe, à l’issue d’une rencontre avec le président de l’Assemblée nationale populaire (ANP), Cipriano Cassamá.

Dans une déclaration aux journalistes, le représentant de l’Union africaine en Guinée-Bissau a déclaré que Cipriano Cassamás a demandé le soutien de la communauté internationale pour trouver une solution politique à la formation du nouveau gouvernement.

« Nous avons été invités par le président de l’Assemblée populaire nationale, Cipriano Cassamá, à nous expliquer qu’il avait été invité par le président de la République à trouver une solution pour la gouvernance, notamment dans le cadre du communiqué de la CEDEAO du 22 avril, qui a expiré le 22 de ce mois et il avait maintenant jusqu’au 18 juin pour présenter une solution. C’est précisément dans ce contexte qu’il a souhaité rencontrer le P5 et l’informer des démarches qu’il va entreprendre, il a également demandé que nous soutenions et accompagnions le processus », a-t-il déclaré.

Le diplomate, St. Menezes, a souligné que la communauté internationale a exprimé sa volonté d’aider à la solution de la crise qui se déroule au Parlement concernant la formation d’un nouveau gouvernement et suite à cette réunion, le groupe se réunira pour savoir quelle sera l’action du P5 dans ce processus.

Lors de son dernier sommet, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a recommandé aux autorités nationales de former un nouveau gouvernement avant le 22 mai, en respectant la Constitution et les résultats des élections législatives du 10 mars 2019.

Après l’échéance et après des consultations internes avec les différents acteurs politiques et la société civile, le chef de l’État, Úmaro Sissoco Embaló, a confié au président de l’ANP la responsabilité de trouver un accord entre les partis politiques représentés au Parlement avant le 18 juin.

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