CONFIRMATION DE LA VICTOIRE DE UMARO SISSOCO EMBALO : Les avocats du Paigc annoncent un recours auprès de la Cour suprême

L’équipe juridique du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert a annoncé hier qu’elle va déposer un recours auprès de la Cour suprême de justice ( STJ ) pour demander l’annulation de l’élection présidentielle en Guinée-Bissau. Elle a fait cette déclaration quelques heures après la confirmation de la victoire de Umar Sissoco Embalo après une vérification des votes. L’équipe juridique du candidat Domingos Simoes Pereira a évoqué des irrégularités à la Commission nationale électorale ( CNE ).  »Nous allons avancer demain (mercredi) avec une affaire devant la Cour suprême de justice. Comme le dit toujours notre président (Domingos Simoes Pereira), le chemin qui nous reste est celui du droit et de la démocratie », a déclaré Carlos Pinto Pereira, avocat du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert lots d’une conférence de presse. Le conseil du Paigc a fait face à la presse quelques heures seulement après que la CNE ait effectué des travaux de vérification des résultats des élections qui ont confirmé la victoire de Umar Sissoco Embalo au second tour des élections du 29 décembre 2019. Pour l’avocat, la Commission nationale électorale ne s’est pas conformée à l’arrêt de la Cour suprême de justice qui a ordonné la tabulation des résultats au niveau national.  »S’il est vrai que la CNE est celle qui a compétence pour gérer le processus électoral, il n’en est pas moins vrai qu’à partir du moment où il y a litige électoral, le processus passe à la compétence de la Cour suprême de justice », a noté Carlos Pinto Pereira, se référant au recours contentieux déposé par le candidat, Domingos Simoes Pereira. Celui-ci d’ajouter que jusqu’à présent on ne peut parler de gagnant ou de perdant à la présidentielle du 29 décembre. En vertu de l’article 95 de la loi électorale, la Cour suprême de justice, en sa qualité de tribunal électoral, avait ordonné à la CNE de reprendre le dépouillement national sous peine d’être condamnée à une amende conformément à la loi. Les travaux de la CNE se sont déroulés aujourd’hui sous la supervision d’un représentant de la Cedeao.
Selon la loi électorale, cette opération consiste à vérifier le nombre total d’électeurs inscrits, le nombre de votants et leur pourcentage par rapport aux premiers, le nombre total de voix obtenu par chaque candidat ou parti et le nombre de bulletins nuls. Selon la Cour suprême, la CNE a publié les résultats sans avoir terminé le dépouillement national. Pour sa part, la CNE a prétendu avoir conclu le processus par la divulgation des résultats définitifs qui donnent la victoire à Umaro Sissoco Embalo avec 53,55% des voix contre 46,45% pour Domingos Simoes Pereira.

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