Guinee Bissau : S’agit-il de deux poids, deux mesures ? – La mission internationale d’observation des élections a été inutile ?

La communauté internationale a forcé, imposé, la nomination et l’investiture du gouvernement de Guinée-Bissau par les résultats annoncés par la Commission électorale nationale de Guinée-Bissau face aux élections législatives du 10 mars 2019, alors qu’il y avait une crise politique et institutionnelle au sein de l’Assemblée populaire nationale, qui n’a pas été résolue, notamment la Constitution du Bureau de l’Assemblée populaire nationale.

Ils ont dit que le pays ne pouvait pas s’arrêter, en attendant une solution qui pourrait être trouvée plus tard.

La fin du mandat du président de la République de Guinée-Bissau a servi d’alibi pour la mise en scène et l’argumentation d’une stratégie visant à l’annulation constitutionnelle de ses compétences, de ses pouvoirs.

Parallèlement à l’imposition de la nomination et de la prestation de serment du nouveau gouvernement, il y a eu la demande, l’imposition, de la tenue d’élections présidentielles avant la fin de 2019, car il était essentiel qu’il en soit ainsi.

Eh bien, tout cela s’est fait sans l’opposition de l’opposition.

Ce qui est étrange, c’est qu’après les élections présidentielles, quelqu’un n’a pas voulu et ne veut toujours pas accepter/ reconnaître la défaite, continuant à bloquer le pays, même après les avis favorables de la Mission internationale d’observation des élections et compte tenu de l’absence de plaintes au moment du vote et dans le processus électoral lui-même.

Que dit la communauté internationale qui a exigé, imposé hier, la nomination et la prestation de serment du nouveau gouvernement, en vertu des résultats annoncés par la Commission nationale électorale, ces jours-ci à propos de l’annonce des résultats de l’élection présidentielle annoncés, comme définitifs, par la même Commission nationale électorale qui a légitimé la victoire électorale du PAIGC aux élections législatives du 10 mars 2019 ?

Sommes-nous confrontés à deux poids, deux mesures ?

La mission internationale d’observation des élections a-t-elle été inutile ?

S’ils avaient des solutions d’exécution pour que la légitimité des résultats des élections législatives du 10 mars 2019 soit validée, alors ils avaient aussi des solutions d’exécution pour que la légitimité des résultats du second tour de l’élection présidentielle du 29 décembre 2019 soit validée !

De manière positive et constructive.

Source Portugais : Didinho 03.02.2020

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