Gambie : l’Etat libère quatre Junglers

Le porte-parole de l’armée, le major Lamin K Sanyang, a confirmé à The Point la libération de quatre membres de l’escadron junglers de l’ancien président Yahya Jammeh, samedi, un peu moins de 24 heures après que le ministre de la Justice Abubacarr ait rencontré les victimes de l’ancien régime qui ont rejeté la décision.

Le major Sanyang a confirmé qu’Omar Jallow, Amadou Badgie, Malick Jatta et Pa Ousman Sanneh ont été libérés samedi matin. Les anciens Junglers avaient témoigné devant la commission TRRC où ils avaient admis avoir participé à de graves violations des droits de l’homme, notamment à des actes de torture et au meurtre de civils et d’agents de sécurité sous les ordres de l’ancien Président Jammeh. Sanyang a également confirmé que les quatre hommes ont été suspendus de l’armée jusqu’à la fin de la TRRC.

Il y a quelques semaines, les médias ont intercepté une présumée lettre du ministère de la Justice signée par le procureur général, Cherno Marena, demandant aux forces armées gambiennes de libérer Malick Jatta, Omar Jallow et Amadou Badjie, qui ont avoué à la TRRC leur participation à plusieurs meurtres dans une exécution brutale de personnes innocentes. Les individus étaient détenus sans procès depuis plus de deux ans et demi.

Après l’annonce de la libération des Junglers, le ministre de la Justice Abubacarr Tambadou a convoqué une conférence de presse au cours de laquelle il a justifié que la décision de libérer les hommes était conforme à l’objectif d’établir la vérité sur chaque mort, torture et disparition. « Nous avons parcouru un long chemin ensemble et nous devons continuer à aller de l’avant. Efforçons-nous d’établir la vérité sur toutes les victimes et pas seulement sur certaines d’entre elles. Toutes les familles des victimes méritent de connaître la vérité sur leurs proches », a-t-il déclaré aux journalistes.

Il a également dit que son objectif était d’établir la vérité sur chaque mort, chaque torture et chaque disparition, et que tous ses efforts, y compris la libération des trois hommes, qui avaient été nommés avant l’ajout du quatrième, visaient à atteindre ce but.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *