Sommet-UA: Lancement officiel de l’Accord de libre-échange pour le continent africain

Les chefs d’État et de gouvernement africains se réunissent aujourd’hui à Niamey, capitale du Niger, pour le lancement officiel de l’Accord de libre-échange pour le continent africain (AfCFTA).

Lors de la 12e session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA), l’objectif du groupe des 55 pays sera le moment « historique » du lancement officiel de l’AfCFTA.

L’accord, qui a été scellé en avril 2018, résulte d’un processus de négociation qui a duré 17 ans et devait être ratifié au moins par 22 pays.

La phase opérationnelle de l’AfCFTA, qui vise à créer un marché unique des biens et des services en plusieurs étapes, sera officiellement lancée ce 07 juillet dans les pays qui ont ratifié l’accord, même s’il ne devrait entrer en fonction qu’en juillet 2020.

L’accord de libre-échange vise à établir un cadre pour la libéralisation des services de fret et à éliminer les droits de douane sur 90% des produits.

L’AfCFTA créera le plus grand marché du monde avec un produit intérieur brut (PIB) cumulé de 2,5 milliards de dollars (environ deux milliards d’euros).

L’accord n’a pas encore été signé par le Bénin et l’Érythrée, mais les pays qui l’ont ratifié incluent des puissances commerciales telles que l’Afrique du Sud, le Kenya ou l’Égypte. Récemment, la présidence du Nigéria, la plus grande économie africaine, a également annoncé l’adhésion du pays à l’accord.

Parmi les pays de langue portugaise, l’accord n’a été ratifié que par Sao Tomé-et-Principe.

Le ministre des Affaires étrangères du Cap-Vert a annoncé vendredi que le pays se trouvait dans un « processus de ratification normal », « garantissant que l’accord » avait déjà été approuvé par le Conseil des ministres « , sans l’approbation du parlement et du président de la République.

Cependant, bien que l’environnement soit positif, les négociations devraient se poursuivre pendant le sommet.

Plusieurs points essentiels, tels que la définition de critères communs pour la détermination des règles d’origine pour les produits commercialisés, restent à traiter.

Au sommet, l’Angola sera représenté par le ministre des Affaires étrangères, Manuel Augusto, de la Guinée-Bissau, par le président du pays, José Mário Vaz, et le Mozambique, par la vice-ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Maria Manuela dos Santos Lucas.

La capitale nigériane reçoit ainsi un sommet historique pour l’avenir du continent, à un moment où le Niger est confronté à des attaques répétées par des groupes de «djihadistes».

Selon l’agence France-Presse, ses partenaires du pacte de sécurité entre le G5 et le Sahel – Burkina Faso, Mali, Mauritanie et le Tchad – chercheront à profiter du sommet pour obtenir un soutien accru de la communauté internationale afin de renforcer la force de sécurité des Nations Unies. dans la région.

Jusqu’ici, sur les 400 millions de dollars (356 millions d’euros) nécessaires pour attaquer la menace djihadiste, seuls 116 millions de dollars (103 millions d’euros) ont été obtenus.

Au cours du sommet, la capitale sera soumise à un contrôle de sécurité strict, le ministre nigérian de la Défense annonçant le déploiement d’une « force spéciale comptant plusieurs milliers de membres ».

Le partage d’informations et la crise migratoire mondiale seront d’autres sujets abordés lors du sommet.

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