Faire la différence entre le parti et le peuple

Il est nécessaire que les hommes politiques bissau-guinéens sachent ce que c’est le peuple quand ils se réfèrent aux décisions du peuple en tenant compte des élections législatives et des enseignements qu’ils doivent tirer des décisions de ce peuple après les élections législatives.

Le peuple ne vote pas pour que sa représentativité déléguée aux organes collégiaux du pouvoir politique soit un facteur de conflits politiques inutiles et irresponsables qui remettent en question l’intérêt national et la satisfaction des besoins collectifs.

Le peuple n’a délégué aucun pouvoir de représentation à un parti politique pour la convocation de revendications de rue en son nom. Il est donc impératif que les partis politiques respectent le peuple et ne prennent pas leurs décisions, les décisions du peuple, leurs voix, la voix du peuple.

La « Chambre du peuple » est l’Assemblée populaire nationale. C’est pourquoi, la représentativité du pouvoir délégué par le peuple aux politiciens doit être débattue, discutée, négociée, votée, approuvée, exprimée, le tout, dans le respect de la légalité démocratique.

Lorsque le peuple ne donne la majorité absolue de sa confiance à aucun des partis politiques auxquels il s’est voué, ce qui en termes de mandats définit la composition de l’Assemblée populaire nationale, de la soi-disante maison du peuple, et par conséquent (et ultérieurement)  un gouvernement, il appartient aux dirigeants des partis politiques, à travers des stratégies politiques soutenues par la vision et le sens de l’État, d’assumer intelligemment l’engagement de servir ce même peuple et le même pays, entre la première objectivité de l’ambition électorale de la conquête du pouvoir  et la nécessité impérieuse de la vision post-électorale, de promouvoir la convergence politique, fondée sur la promotion du respect des différentes représentations du pouvoir en main, en tenant compte du contexte d’une stabilité politique fragile / précaire incapable de garantir une stabilité gouvernementale  dans l’intérêt de collectif.

Une vision et un sens de l’État qui sont décisifs pour la promotion des dialogues politiques convergents, visant à obtenir un consensus politique, sans que cela implique un positionnement unanime ou une violation de la Constitution et des lois de la République.

En l’absence de cette vision et de ce sens de l’État de la part des dirigeants des partis politiques, face au réalisme conjoncturel d’un climat de conflit extrême, qui favorise des tensions politiques, institutionnelles et sociales toujours plus vives, la Guinée-Bissau continuera à perdre et par conséquent et directement, le peuple bissau-guinéen aussi !

Comme je l’ai écrit un jour : « Lorsque la Guinée-Bissau perd, tous les bissau-guinéens sont perdus !

Positivement et constructivement.

Source :didinho

 

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