Afrique :Trois personnes tuées dans une nouvelle attaque contre un centre de traitement de la RD

Trois personnes sont décédées dimanche soir à la suite d’une nouvelle attaque contre un centre de traitement Ebola en République démocratique du Congo (RDC), dont l’un des agresseurs et deux patients.

« L’armée et la police ont réprimé l’attaque d’un centre de traitement Ebola à Katwa et un Mai-Mai (rebelle) a été tué lors de la contre-offensive des forces de sécurité », a déclaré Sylvain, maire de Butembo (Nord Kivo). Kanyamanda, à l’agence de presse AFP.

Selon Kanyamanda, qui a appelé les habitants à soutenir les équipes de lutte contre Ebola, deux patients sont également décédés après que le personnel médical ait pris la fuite de l’hôpital.

Dans cette région du Nord-Kivu, la présence de groupes armés et les « résistances» de la population (déni de la maladie, refus de la prévention, traitement et enterrements «dignes et sans danger» organisés par la Croix-Rouge ont entravé la riposte à Ebola. ).

Dans l’est du Congo, les Maï-Maï font référence à des membres de milices armées d’autodéfense de la communauté.

C’est la première fois que cette maladie mortelle atteint une zone de conflit. Beaucoup croient à tort que le virus a été introduit dans la région pour que les gens puissent gagner de l’argent avec la communauté locale.

La méfiance et la violence ont sérieusement entravé les efforts visant à enrayer l’épidémie. L’Organisation mondiale de la santé a averti la semaine dernière que la maladie pourrait se propager au-delà des deux provinces congolaises si la violence se poursuivait.

« Depuis le début de l’épidémie, le nombre cumulé de cas est de 1 680, 1 592 confirmés et 88 probables. Un total de 1 117 décès a été signalés (1 029 confirmés et 88 probables) et 450 personnes ont été guéries », ont annoncé les autorités.

Par ailleurs, cette épidémie, déclarée en août dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, a déjà infecté 99 agents de santé, dont 34 sont décédés, selon les autorités sanitaires congolaises.

Selon le bulletin quotidien du ministère de la Santé, publié dimanche, un bébé de 42 jours a été guéri de cette fièvre hémorragique.

L’épidémie actuelle de fièvre hémorragique Ebola est la dixième et la plus grave enregistrée sur le sol congolais depuis 1976. Il s’agit de la deuxième plus grave après l’Afrique de l’Ouest en 2014 (plus de 11 000 décès en Guinée Conakry, en Sierra Leone et plus particulièrement au Libéria).

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