LA POLICE BISSAU-GUINÉENNE EMPÊCHE LES JOURNALISTES DE FAIRE LEUR TRAVAIL

Des policiers de la police d’intervention rapide bissau-guinéenne ont empêché les journalistes de se couvrir le 9 mai 2019, lorsque le magistrat Blimat Sanha déverrouiller la serrure des entrepôts de la police (PJ) pour récupérer le riz que la PJ avait saisi.

Outre cette entrave, des éléments de la RIP ont menacé de confisquer les équipements de travail (caméras et téléphones) aux journalistes.

Les agents de la police d’intervention rapide ont affirmé qu’ils n’étaient là que pour faire leur travail sur ordre exprès de leurs supérieurs. Ils ont également déclaré qu’ils ne pouvaient permettre que leurs images paraissent dans la presse.

La situation a déclenché des discussions entre des agents du PIR et des journalistes qui tentaient de prendre des photos pendant l’ouverture des portes des entrepôts ainsi que le chargement de riz dans les camions.

Le ministère public a donc réagi aux instructions du procureur général, Bacar Biai, qui a ordonné à la PJ de retourner le riz saisi à l’entrepôt d’où il avait été retiré, ordre que celle-ci n’a pas accepté. Après le délai de 48 heures pour la restitution du riz, le ministère public, par l’intermédiaire du magistrat Blimat Sanhá, a décidé jeudi 9 mai 2019, en après-midi, de violer les cadenas scellés de l’entrepôt loué. .

L’opération, menée sous la protection des forces de la police d’intervention rapide, a été vue par le responsable de l’entrepôt du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, qui a compté les sacs récupérés dans l’entrepôt.

Il est rappelé que, dans le même processus rizicole, les journalistes de Radio Difusão Nacional, Aliu Candé et Nicolau Gomes Dautarim de Radio Bombolom avaient été agressés par le chauffeur du ministère de l’Agriculture lorsque la police judiciaire avait ordonné l’arrestation du ministre de l’Agriculture, sur la découverte dans des magasins du riz que le Gouvernement chinois a offert à la population de Guinée-Bissau, mais qui a été détourné au profit de certains dirigeants politiques bissauguinéens.

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